Souveraineté et sécurité alimentaire
Réduction du « food miles » : approvisionnement local et agriculture urbaine
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 20:51 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 20:26
http://www.francvert.org/pages/53dossierreductiondufoodmiles.asp
Par Patrice Godin
L’approvisionnement local et l’agriculture urbaine sont des solutions intéressantes face aux enjeux du « food miles » et de la dépendance envers le transport alimentaire.
De plus en plus, la population désire avoir des moyens pour connaître la provenance des aliments qu’elle consomme. Pour ce faire, des concepts pour mesurer les impacts environnementaux des modes de production et de distribution sont nés au cours de la dernière décennie, comme, par exemple, celui du « food miles ». Cette nouvelle préoccupation reflète les transformations subies par le secteur de l’alimentation face à l’hégémonie des mégapoles qui a été accentuée par l’urbanisation galopante, la polarisation économique vers les écosystèmes urbains et la mondialisation de l’économie. Aujourd’hui, afin de subvenir aux besoins et demandes alimentaires constantes et diversifiés des citadins, les commerçants s’approvisionnent à partir de contrées de plus en plus lointaines. Or, l’arrivée des produits internationaux sur les marchés locaux et la centralisation de la distribution accroissent la distance parcourue par les aliments et contribuent, par le fait même, à augmenter l’ampleur des impacts environnementaux liés au transport.
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L'histoire récente de l'agriculture au Québec
Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 20:20
http://www.francvert.org/pages/53dossierlhistoirerecentedelagricul.asp
Par François Décary-Gilardeau
Il est impossible de faire face aux problèmes contemporains de l’agriculture sans posséder une bonne compréhension de son histoire récente.
Plusieurs décisions prises dans les années 50 ont restructuré et configuré l’agriculture québécoise d’aujourd’hui (Gouin et Morisset, 1990). Au milieu du 20e siècle, l’agriculture était extensive, à faible valeur marchande, irrégulière, non spécialisée et effectuée dans de petites fermes. Aujourd’hui, elle est intensive, axée sur les marchés nationaux et internationaux, et repose sur une spécialisation accrue, où la majorité des revenus est concentrée dans des fermes peu nombreuses et de grande taille. L’industrie agroalimentaire a elle-aussi connu des changements importants, par exemple, dans le domaine de l’élevage. À l’époque, les fermes s’appuyaient sur des capacités d’abatage et de coupe décentralisées qui reposaient sur les ressources et le savoir-faire locaux. Les abattoirs industriels sont maintenant très peu nombreux et se sont modernisés en suivant une logique d’économie d’échelle.
De la mise en place réelle et effective de la révolution verte au Québec à la crise porcine que l’on vit aujourd’hui, en passant par les accords de libre-échange sur l’agriculture (Uruguay Round) et la publication du rapport Pronovost, le secteur agricole québécois a été bouleversé à de nombreuses reprises et a dû s’adapter pour faire face aux réalités changeantes. L’état de l’agriculture d’aujourd’hui est le résultat de ce long processus et des politiques qui l’ont accompagné.
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Pour un Québec souverain… alimentairement !
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 20:14 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 20:10
http://www.francvert.org/pages/53dossierpourunquebecsouverain.asp
Par Antoine Trottier
En ce temps de crise alimentaire internationale, la souveraineté alimentaire est vue comme une solution logique pour les pays du sud et éthique pour ceux du nord.
Au moment où plusieurs parlent d’une crise alimentaire, dans laquelle l’offre des marchés internationaux serait inférieure à la demande de la population croissante, plusieurs appellent à une plus grande autonomie des peuples en matière de sécurité alimentaire. Or, entre les notions de protectionnisme, isolationnisme, autosuffisance alimentaire, ouverture des marchés, libre-échange et dumping, navigue le concept de souveraineté alimentaire. Rassembleur, ce concept est revendiqué par la majorité des acteurs des milieux agricoles de la planète et est fortement appuyé par les différentes associations agricoles au Québec. Il appert toutefois que sa signification varie considérablement selon l’interlocuteur. Comme ce fût le cas pour le développement durable, assistons-nous à la dilution d’un concept ?
Pourquoi l’agriculture moderne doit changer
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 20:09 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 20:06
http://www.francvert.org/pages/53dossierpourquoilagriculturemoderne.asp
Susan Schneegans, Rédactice en chef, Planète Science,
Source de l'article : Schneegans, S. (2008) Pourquoi l’agriculture moderne doit changer. Planète science, vol.6, no.3, juillet. Publié par l’UNESCO en libre accès.
Au moment où la hausse des prix des produits agricoles comme le riz, le maïs et le blé alimente des tensions sociales dans près de 40 pays, un rapport présenté le 15 avril au siège de l’UNESCO, à Paris, conclut que les règles de l’agriculture moderne doivent changer. Le rapport est parrainé à la fois par la Banque mondiale, la FAO, le Fonds pour l’environnement mondial, le PNUD, le PNUE, l’OMS et l’UNESCO.
La manière dont le monde produit ses aliments devra radicalement changer afin de mieux servir les pauvres et les affamés, si les pays veulent faire face à l’accroissement de la population et aux changements climatiques, tout en évitant l’effondrement des sociétés et l’épuisement de l’environnement. Tel est le message central de l’Évaluation internationale de la science et la technologie agricoles au service du développement. Elle propose une série d’options afin d’ouvrir une voie nouvelle qui reconnaisse mieux le rôle du petit agriculteur, fixe de nouvelles règles et adopte une approche agro-écologique du problème.
Fruit de trois ans d’un travail ayant impliqué 400 scientifiques, piloté par un Bureau composé de représentants gouvernementaux de pays industrialisés et en développement, d’associations de consommateurs, d’ONG, de producteurs, d’institutions et du secteur privé, cette Évaluation a été approuvée à Johannesburg, le 12 avril, par 57 gouvernements [1]. Le processus avait été lancé en 2002 par la Banque mondiale et la FAO lors du Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable.
À l’origine, le rapport ne devait traiter que de la production mondiale des produits alimentaires. Son champ fut ensuite étendu de façon à couvrir l’équité sociale, les savoirs traditionnels, la santé, les disparités entre les sexes et l’environnement. Pour analyser l’état de l’agriculture mondiale, le rapport examine la problématique des biocarburants (voir Attendre la seconde génération de biocarburants), des cultures génétiquement modifiées (GM), l’affaiblissement de la biodiversité, les applications du savoir-faire traditionnel, la tension des marchés, les droits de propriété intellectuelle, la dégradation de l’environnement et les répercussions des changements climatiques. Il est divulgué au moment même où de multiples émeutes répondent à la montée en flèche des prix alimentaires.
Agriculture urbaine et sécurité alimentaire
Mise à jour le Vendredi, 05 Mars 2010 22:55 Écrit par valorisonsSMA Vendredi, 05 Mars 2010 22:51
Journée mondiale de l'environnement: des villes plus vertes
3 juin 2005, Rome -Organisation des nations unies pour l'agriculture et l'alimentation
Avec la croissance rapide des villes, l'agriculture urbaine et périurbaine joue un rôle de plus en plus important dans l'alimentation des citadins, souligne la FAO à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement (5 juin).
L'agriculture urbaine et périurbaine fournit déjà de la nourriture à environ 700 millions de citadins, soit le quart de la population urbaine mondiale. D'ici à 2030, la quasi totalité de la croissance de la population sera concentrée dans les zones urbaines des pays en développement. D'ici là, près de 60 % des habitants des pays en développement vivront dans les villes.
L'agriculture en milieu urbain implique l'utilisation de petits terrains comme les parcelles vacantes, des jardins et des toits des maisons pour cultiver ou pour élever des animaux de basse-cour ou des vaches laitières. Cela peut prendre de nombreuses formes, allant du "micro-jardin" à de plus grands projets.
Une pratique apparentée, "l'agriculture périurbaine", consiste en des fermes à proximité des villes où l'on trouve des potagers maraîchers, des poulaillers ou du bétail.
L'agriculture urbaine et périurbaine peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire de plusieurs façons. En cultivant des produits alimentaires à la maison ou à travers des coopératives, les ménages pauvres peuvent réduire la charge du coût d'achat de la nourriture, disposer d'une plus grande quantité d'aliments et réduire les intervalles saisonniers dans la production de primeurs.
En augmentant la diversité et la qualité des aliments consommés, l'agriculture urbaine et périurbaine peut améliorer significativement les régimes alimentaires urbains tout en devenant une activité économique.
http://www.fao.org/newsroom/FR/news/2005/102877/index.html
Souveraineté et sécurité alimentaire


