SMA
Sauvegarde de la ferme SMA, avant qu'il ne soit trop tard.
Écrit par valorisonsSMA Lundi, 08 Mars 2010 20:23
16 février 2010
Denis Côté, L'Ancienne-Lorette
Les citoyens de la planète célèbrent en 2010 l'année internationale de la biodiversité. Ils fondent de grands espoirs sur les actions vertes de leurs décideurs. Les citoyens de Québec eux sont inquiets. L'agglomération urbaine de Québec a-t-elle le luxe ou fera-t-elle l'incurie de dilapider pour toujours, en 2010, un joyau inestimable de terre arable merveilleusement bien situé dans un quartier résidentiel? Une ressource si limitée dans la province de Québec qu'une coalition pour la protéger a été mise sur pied! L'orientation préliminaire rendue publique par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) le 26 janvier 2010 dans le dossier 365151, concernant l'exclusion de la zone agricole de 22 ha d'excellente terre arable, le laisse penser.
Pour forger cette orientation, la CPTAQ ne prend malheureusement pas en compte deux éléments d'analyse importants voir essentiels et surtout contemporains. A savoir, premièrement, l'existence d'un modèle d'agriculture particulier pratiqué à l'intérieur de tout grand périmètre urbain appelé agriculture urbaine, et deuxièmement, la multifonctionnalité de toute exploitation agricole. Bien que le principe de multifonctionnalité ait été amplement discuté et compris lors du déroulement des travaux de la Commission d'enquête sur l'avenir de l'agriculture au Québec et apparaît dans les recommandations du rapport Pronovost, son application actuelle par les gestionnaires du territoire ne semble destinée qu'aux exploitations situées en dehors des périmètres urbains. Erreur pourtant. La multifonctionnalité d'une exploitation agricole s'exprime de façon concrète par les biens et services qu'elle produit. Et ceux-ci sont nombreux et variés, pour ne pas dire essentiels, lorsque l'exploitation agricole est située au coeur d'une agglomération urbaine. Il suffit de penser à la production de denrées alimentaires et de végétaux décoratifs à proximité des consommateurs; à la participation des citoyens à la production; à une activité de loisir à portée économique et sociale; à un moyen efficace pour combattre les îlots de chaleur; à un support à la biodiversité; à un milieu efficace pour recharger proprement l'aquifère local; à des lieux de socialisation et d'éducation des habitants du quartier; à des sites de recherches et d'expérimentation scientifique; à des lieux ou conserver des collections de plantes; à un point d'intérêt touristique majeur s'il est aménagé de manière artistique.
Améliorer santé et bien-être
Mais qu'est-ce que le modèle de l'agriculture urbaine? Il est motivé par un objectif d'amélioration de la santé des citoyens et de leur bien-être. Il se caractérise par la mise en culture de petites superficies enclavées, des propriétaires ou locataires multiples, une participation citoyenne importante, des pratiques agricoles biologiques, de faible charges d'odeur, une rentabilité économique surprenante. Il faut savoir que les modèles agricoles en zone périurbaine et rurales ont eux aussi beaucoup changé en ce qui a trait à leur rentabilité économique. D'un côté on estime à l'UPA que 33% des agriculteurs québécois ne tirent pas leur principal revenu de leur exploitation. D'un autre côté une ferme urbaine de Milwaukee de deux acres, pratiquant le spin farming produit pour 250 000 $ de nourriture. Il est en fait impensable de s'appuyer sur la rentabilité économique d'une exploitation pour l'exclure d'une zone agricole.
Un obstacle majeur à la pratique de l'agriculture urbaine est la quasi-absence de sols de bonne qualité. Peut-il en être autrement quand les plans (schéma) d'urbanisme dirigent la construction commerciale et résidentielle vers les meilleurs sols pendant que les urbainculteurs en sont réduits à cultiver dans des bacs et sur des sols plus ou moins contaminés? Il faut densifier les centres urbains en utilisant la construction en hauteur, sur les sols impropres, mais réserver des îlots pour l'agriculture urbaine sur les meilleurs. Un choix se pose, soit habiter en zone périurbaine avec son potager-gazon ou soit habiter au centre de la ville, en zone densifiée pourvue d'espaces destinés à l'agriculture urbaine. Quelle option est le plus durable?
Idéologie à disséminer
Il est impératif d'introduire auprès des gestionnaires du territoire (dont la CPTAQ et les conseils d'agglomération), l'idéologie de l'urbanisme agricole. Isabelle Boucher décrit bien ce qu'est l'urbanisme agricole: «Ses principes visent à faire le lien entre l'alimentation, le territoire et la santé en créant un environnement qui supporte l'agriculture urbaine par la préservation des parcelles agricoles, la mise en place de marchés locaux et l'organisation d'activités de sensibilisation». Je préciserais, en cette année internationale de la biodiversité, l'importance de greffer l'inclusion des îlots et des corridors de biodiversité à cette idéologie, au même titre que les aires protégées naturelles le sont sur d'autres territoires non urbanisés.
Les 22 ha de la ferme SMA rattachées au dossier 365151 de la CPTAQ offrent une occasion unique de créer au coeur de Québec, et surtout de la léguer aux générations futures, une entité agricole urbaine dédiée à la santé et au bien-être des citoyens. Sur le plan géographique, un développement durable du secteur de Beauport devrait comprendre un corridor de biodiversité reliant du sud vers le nord, les écosystèmes de la Baie de Beauport, du parc Maizerets, l'entité agricole urbaine SMA, le contrefort laurentien dans le secteur de la Montagne des Roches. Le projet de réhabilitation du ruisseau du Moulin, préparé par le Corporation d'actions et de gestion environnementale de Québec (CAGEQ) devraient s'y intégrer.
Pour y parvenir:
La CPTAQ doit renoncer à l'exclusion de la zone agricole provinciale de ce lopin de terre patrimonial.
La Ville de Québec doit intégrer à son schéma d'aménagement l'idéologie de l'urbanisme agricole, incluant l'approche biodiversité. Un organisme, tel le CAGEQ doit réaliser rapidement une étude portant sur la réalisation du projet entité agricole urbaine SMA.
Un changement de zonage requis
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 18:33 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 17:54
Développement du secteur d'Estimauville
mardi 1 décembre 2009, Radio-Canada
http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/12/01/008-zonage_sma_destimauville.shtml
Une nouvelle étape est franchie dans le développement du secteur d'Estimauville. La Ville de Québec vient de présenter une demande en bonne et due forme pour exclure de la zone agricole l'ancienne ferme SMA, au sud de l'autoroute Felix-Leclerc. Cela s'inscrit dans le processus d'achat de ces terres qui appartiennent actuellement aux Soeurs de la Charité. La transaction est évaluée à 5 millions de dollars.
La Ville veut transformer ces terres en parc technologique et scientifique. L'actuel parc technologique souhaite devenir un partenaire dans le projet. L'organisme Pôle Québec-Chaudière-Appalaches pourrait aussi être engagé dans le projet, indique Nathalie Quirion, directrice générale par intérim du parc technologique. « Pour nous, en fait, l'idée, c'est de jouer en équipe parce que la compétition est vraiment sur la scène internationale. À Québec, il faut travailler en équipe et mettre les forces vives ensemble pour se rendre de plus en plus attractifs et intéressants », dit-elle.
Les documents déposés à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) prévoient le dézonage de 21 hectares de terrain le long de l'avenue d'Estimauville.
Avant de procéder au changement de zonage, la CPTAQ va notamment consulter l'Union des producteurs agricoles (UPA). Cette dernière entend émettre des réserves, indique Alain Juneau, président du syndicat de l'UPA de la région de Québec.
« On n'est pas contre un futur développement de la Ville de Québec, mais on veut avoir des discussions avec la Ville de Québec. On veut savoir un peu, dans une planification à long terme, ce que la Ville de Québec veut faire avec les zones agricoles. On ne veut pas qu'elle dézone petit carré, par petit carré, ce qu'ils sont en train de faire », explique M. Juneau.
La Communauté métropolitaine de Québec devra aussi donner son avis. Elle a déjà été saisie du dossier, qu'elle analyse actuellement.
La ferme S.M.A. ne sera bientôt qu'un souvenir
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 18:26 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 17:45
Pierre-Yvon Bégin, La Terre de chez nous
http://www.laterre.ca/?action=detailNouvelle&menu=9§ion=editionCourante&idArticle=4303
L’une des dernières fermes rattachées à une communauté religieuse au Québec met la clef dans la porte. Institution centenaire, la ferme S.M.A., située en plein cœur de la ville de Québec, cesse ses activités. Les 112kg du quota laitier ont déjà été vendus et le troupeau de 120 vaches en lactation doit être démantelé à l’encan le vendredi 20 avril prochain.
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La ferme SMA, de Beauport, ferme ses portes
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 18:27 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 17:43
Publié le 27 mars 2007
Réjean Lacombe, Le Soleil
La plus urbaine des fermes québécoises, la ferme SMA, située dans l'arrondissement Beauport, ferme ses portes après plus de 100 ans d'existence, et 44 personnes se retrouvent sans emploi.
Le directeur général de la ferme, M. Régent Garneau, explique que l'entreprise qui générait un chiffre d'affaires supérieur à 2 M$ annuellement était déficitaire depuis la fin des années 60.
La désinstitutionnalisation du Centre hospitalier Robert-Giffard, situé à proximité de la ferme, a joué un vilain tour aux administrateurs.
«L'accès à une médication performante, expliquent les dirigeants de la ferme, la prise en charge par l'État de l'hôpital et de ses pavillons et le développement de nouvelles thérapies tournées vers l'insertion sociale ont modifié la mission de la ferme SMA et nécessité un rajustement de ses activités.»
Ferme S.M.A met fin à ses opérations
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 18:31 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 17:33
Le buletin des agriculteurs
26 Mars 2007
http://www.lebulletin.com/informations/actualite/article.jsp?content=20070331_135900_6236
Québec (Québec), 26 mars 2007 - La direction de la Ferme S.M.A. a annoncé qu'elle met fin à ses opérations de culture, de production laitière, de fabrication de fromage ainsi que de mise en marché de plans horticoles et ornementaux. Résultat d'une réflexion entreprise à l'automne 2005, cette décision conduit à la suppression de 44 postes de travail principalement concentrés au sein de la fromagerie de cette entreprise agroalimentaire de l'arrondissement Beauport de la ville de Québec.
Les activités de la fromagerie prennent fin immédiatement. On prévoit que celles de la ferme-étable se termineront en début de mai, après la vente du troupeau. Quant aux serres, elles fermeront leurs portes le 31 mai.
SMA


