Pétition
Sauvegarde du caractère agricole de l'ancienne ferme S.M.A.
Mise à jour le Jeudi, 11 Mars 2010 22:25 Écrit par amenageonsSMA Jeudi, 11 Mars 2010 22:17
Merci à tous les signataires. La demande est de nouveau à l'étude à la CPTAQ suite à la rencontre publique du 11 mars. Nous afficherons la décision lorsqu'elle sera publiée.
La disparition des terres agricoles de bonne qualité tant au Québec que dans le monde est un enjeu de plus en plus important. Bien que le territoire québécois soit vaste, moins de 2% de sa superficie est propice à l'agriculture. De plus, nous perdons l'équivalent de 4000 hectares agricoles chaque année. Plusieurs villes, comme Toronto, Ottawa ou Vancouver mettent en place des ceintures vertes, entre autres, pour protéger le caractère agricole de certaines terres contre le développement urbain. Dans le contexte actuel, il est impératif d'avoir une vision d'ensemble du développement urbain qui, à l'instar de ces villes, inclut la présence d'espaces agricoles de proximité.
Les terres autrefois occupées par la ferme SMA (1896 à 2007) sont les derniers espaces agricoles au centre-ville de Québec ! Historiquement, ces terres ne constituent pas un anachronisme dans la trame urbaine : c'est la trame urbaine qui les a rattrapées. Au rythme où vont les choses, Québec empiètera jusqu'à épuisement sur les zones agricoles au nom d'une « certaine densification urbaine » en oubliant le rôle nourricier de la terre : le béton et l'asphalte ne sont pas très nourrissants.
La demande d'exclusion de l'ancienne ferme SMA arrive alors que la raréfaction du pétrole à bas prix se fait davantage menaçante et que les spécialistes multiplient les appels à la vigilance. Cette situation nous amène à voir la nécessité de conserver des terres agricoles en production près des grands bassins de population. La FAO (ONU- alimentation et agriculture) estime d'ailleurs qu'avec les contraintes actuelles et futures liées au transport des aliments, l'agriculture urbaine et périurbaine est l'un des principaux outils pour assurer l'alimentation d'une population mondiale de plus en plus urbanisée.
Attendu que :
- le changement de vocation d'une terre agricole de bonne qualité a un caractère irréversible et définitif au niveau de l'utilisation du territoire;
- l'argumentaire quant à l'impossibilité d'activités agricoles sur ces terres constitue un dangereux précédent pour les terres agricoles avoisinantes. À preuve, les terres de l'ancienne ferme SMA ont déjà été morcelées à plusieurs reprises pour le développement urbain ;
- l'agriculture conventionnelle ( intensive et consommatrice d'intrants ) et la présence d'animaux ne sont pas les seules façons d'utiliser à son plein potentiel agricole cette terre et par conséquent, d'autres projets d'agriculture de proximité tout aussi actifs et dynamiques peuvent y être envisagés. Juger irréaliste les « perspectives agricoles à long terme » de ces terres relève d'une conception figée de l'agriculture qui ne prend pas en compte son évolution actuelle;
- la Ville de Québec n'a pas été en mesure de prouver efficacement qu'il n'y a pas un autre « espace approprié disponible aux fins visées par la demande ». Elle possède déjà d'autres options de terrains pour le projet de complexe techno-scientifique dont le secteur sud de D'Estimauville où il était initialement prévu. Les effets négatifs découlant du choix d'un autre emplacement ne peuvent être comparables à ceux entraînés par la perte d'une terre agricole;
- les retombées économiques du projet ne seront pas compromises s'il est réalisé sur un autre emplacement déjà urbanisé. Cela est d'autant plus vrai s'il peut s'intégrer au développement sud de D'Estimauville;
- l'évaluation des besoins en terme de relocalisation des entreprises de la Ville de Québec, présentée dans la demande, peut être surestimée : il reste à l'heure actuelle suffisamment de terrains pouvant être développés et valorisés en zone blanches avant de justifier le dézonage d'une zone verte;
- les terres de l'ancienne ferme SMA permettent une continuité au niveau de la biodiversité avec le domaine Maizeret, la Baie de Beauport et les terres agricoles situées au Nord.
Pour ces raisons, nous, sous signés, demandons à la CPTAQ de revenir sur son avis préliminaire du 26 janvier 2010 acceptant la demande d'exclusion et demandons que soit protégé le caractère agricole de l'ancienne ferme SMA.
Infos: Le Marché de solidarité régionale de Québec 418-780-4355 ou Les AmiEs de la Terre 418-524-2744
Personnalités connues qui nous soutiennent :
![]() |
Yves Gagnon | Producteur de semences biologiques, chroniqueur horticole, auteur, conférencier et professeur de jardinage écologique depuis 1985. |
![]() |
Serge Mongeau | Médecin, écrivain, co-fondateur de la maison d'édition Écosociété et père de la simplicité volontaire au Québec. |
![]() |
Lili Michaud | Agronome et auteur de plusieurs livres sur le compostage et le jardinage écologique. |
![]() |
Romeo Bouchard |
Paysan, fondateur de l'Union paysanne, aujourd'hui coordonnateur de la Coalition pour un Québec des régions.
|
| Normand Mousseau | Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique numérique de matériaux complexes. Auteur de 2 livres sur le pic du pétrole et du blog auboutdupetrole.ca. |
Pétition






