Perte de terres agricoles en milieu urbain
Terres agricoles: la politique du moins pire
Mise à jour le Vendredi, 26 Novembre 2010 05:25 Écrit par valorisonsSMA Vendredi, 05 Novembre 2010 02:59
Annie Morin, Le Soleil, 15 mars 2010

La MRC La Côte-de-Beaupré cherche toujours à mettre la main sur des centaines d'hectares pour répondre à la demande de terrains résidentiels. Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve
Québec- Pris entre l'arbre et l'écorce, ou plutôt entre le champ et la banlieue, les agriculteurs tentent de préserver les terres agricoles sans faire obstacle au développement des villes et des entreprises. Mission impossible?
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Une inquiétante disparition
Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 23:28 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 23:27
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2009/03/30/001-terres-agricoles-protection.shtml
Radio-Canada,
lundi 30 mars 2009
Plus de 4000 hectares de terres agricoles disparaissent chaque année au Québec. Sur une décennie, cette perte représenterait l'équivalent de la superficie de l'île de Montréal. C'est du moins ce qu'a soutenu lundi la Coalition pour la protection du territoire agricole lors d'une conférence de presse.
Le regroupement déplore ainsi le manque de vision du gouvernement québécois. Elle l'accuse de fermer les yeux sur la disparition irréversible de la capacité agricole du Québec au profit de développements immobiliers.
Il y a pourtant 30 ans que la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles a été adoptée pour freiner l'urbanisation non planifiée. Selon la Coalition, elle a permis d'éviter la catastrophe, mais la superficie de terres agricoles a subi un recul depuis 1979.
À titre d'exemple, le groupe a indiqué que 32 000 hectares de terres agricoles ont disparu dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) depuis 30 ans. En ce moment, 30 000 hectares sont libres pour l'urbanisation dans la triple couronne de Montréal.
La capacité du Québec à s'autoalimenter en péril
Qui nourrira les Québécois ?
Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 23:19
http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/developpement-des-affaires/qui-nourrira-les-quebecois-/502177
Nicolas Mesly
Commerce 01-09-2009
Les terres agricoles québécoises sont déjà dévorées par des autoroutes, des mégacentres commerciaux, des développements immobiliers et des terrains de golf... Maintenant, ce sont les Chinois qui veulent les acheter !
Lorsqu'il a mis sa terre en vente, à l'été 2008, Pierre Désourdy, un producteur de porcs de Saint-Valérien, a reçu quatre visites étonnantes, celles d'investisseurs chinois. " Je cherchais à vendre 82 hectares pour prendre ma retraite ", dit ce propriétaire d'environ 500 hectares. D'un lopin de terre, l'offre s'est magnifiée. "Les Chinois ont peur de manquer de nourriture, alors ils cherchent à sécuriser leur approvisionnement en céréales et en viande ", explique l'éleveur.
Selon Pierre Bergeron, agent immobilier à La Capitale, le groupe d'investisseurs shangaïens intéressés à acheter la terre de Pierre Désourdy recherche 10 000 hectares de terres en Montérégie. La valeur des terres y varie entre 6 000 et 15 000 dollars l'hectare. L'argent ne pose aucun problème. Ces Shangaïens ont en main 300 millions de dollars déposés dans des institutions québécoises. " La situation économique des éleveurs de porcs est difficile au Québec. De plus, ils manquent de relève. La vente de leurs terres est une occasion d'affaires en or ! " explique le courtier, qui dit compiler des dizaines de dossiers sur son bureau.
La gestion des territoires agricoles au Québec
Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 19:58
http://www.francvert.org/page /53dosssierlagestiondesterritoiresagr.asp
Les terres agricoles sont en péril, le laisser-aller gouvernemental et la gourmandise des promoteurs sont sur le banc des accusés
Par Samuel Allard
Le phénomène de l’étalement urbain a causé la perte de terres agricoles, surtout lorsque l’on considère qu’environ 90 % des Canadiens sont établis dans la partie sud du pays, laquelle englobe la quasi-majorité des terres agricoles cultivables canadiennes (Statistique Canada, 2001). Autrefois, les gens s’établissaient à proximité des services et de leur lieu d’emploi. Mais, depuis l’avènement de l’automobile, les citadins s’éloignent de plus en plus du centre-ville, s’installent en banlieue et utilisent leur voiture pour se déplacer. Les terrains privés sont donc de plus en plus grands : environ 60 % de toutes les habitations au Canada sont des maisons unifamiliales individuelles, construites sur des lots relativement grands, peu coûteux et éloignés du centre-ville (Statistique Canada, 2001). Par exemple, entre 1971 et 1996, la moitié des terres réaffectées à des utilisations urbaines étaient des terres agricoles cultivables (environ 5 900 kilomètres carrés). Durant cette période, le Canada a perdu une quantité de terres agricoles cultivables comparable à la superficie totale de l’Île-du-Prince-Édouard (Statistique Canada, 2001).
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L'UPA veut mettre le frein au dézonage agricole
Mise à jour le Vendredi, 26 Novembre 2010 05:35 Écrit par valorisonsSMA Samedi, 06 Mars 2010 17:29
Annie Morin, 12 février 2010, Le Soleil
(Québec) Lasse de voir la ville empiéter sur la campagne, l'Union des producteurs agricoles (UPA) estime qu'il faut interdire tout dézonage agricole sur le territoire des communautés métropolitaines de Québec et de Montréal tant qu'elles ne posséderont pas de plan d'aménagement en bonne et due forme.
«Il faut s'assurer qu'on n'est pas en train, encore une fois, de faire payer aux terres agricoles un manque de planification et de concertation», a plaidé jeudi le président de l'UPA, Christian Lacasse, devant la commission parlementaire sur l'aménagement du territoire. La veille, le maire de Québec y réclamait justement plus de latitude pour freiner l'étalement urbain.
Parlant d'une «mesure temporaire et incitative», M. Lacasse a calculé que les régions métropolitaines avaient, de toute façon, suffisamment de terrains disponibles pour l'habitation pour combler leurs besoins démographiques pendant 10 à 15 ans. Pourtant, au cours des deux dernières années, la zone agricole de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) a été amputée de 1027 hectares, soit l'équivalent de presque 2000 terrains de football. À Montréal, 826 hectares de terres agricoles ont changé de vocation.
Délai à échéance
Le chef syndical a rappelé que le gouvernement du Québec avait déjà donné cinq ans aux régions métropolitaines afin qu'elles adoptent un schéma d'aménagement devant permettre le développement ordonné du territoire. C'était en... 2000. Et elles ne se sont pas exécutées. Il ne voit pas pourquoi les élus municipaux seraient soudainement motivés à rédiger un nouveau plan.
«Il ne faut pas être naïfs», a répété le président de l'UPA à plusieurs reprises, disant craindre une «course au dézonage» d'ici l'échéance de 2011 fixée par le gouvernement provincial. Il a donné l'exemple de la MRC de la Côte-de-Beaupré, qui demande à la Commission sur la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de transformer 300 hectares de terres agricoles en zones habitables.
Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, s'est montré sceptique par rapport à la proposition de l'UPA, affirmant que l'imposition de dates butoirs aux communautés métropolitaines serait suffisante. «Il y aura des plans métropolitains», a-t-il insisté sur un ton ferme.
En entrevue téléphonique au Soleil, jeudi, le conseiller municipal de Québec, François Picard, a plutôt approuvé l'initiative des agriculteurs. Le bras droit du maire de Québec croit qu'il est «pertinent qu'on ait une vision de tout le territoire plutôt que d'y aller à la pièce» et estime qu'un moratoire sur le dézonage agricole mettrait de la pression sur les villes et les MRC voisines pour adopter un plan métropolitain d'aménagement.
«Quand il ne restera plus de terrains, la pression va être assez forte qu'on va être obligés de faire un bout de chemin ensemble», dit-il, plaidant pour une densification qui fait peur à plusieurs municipalités de la couronne.
Actuellement, la Ville de Québec demande le dézonage des anciens terrains de la ferme SMA à Beauport pour les transformer en parc industriel pour les entreprises de haute technologie. Saint-Augustin cherche aussi à agrandir son périmètre d'urbanisation.
Article original : http://www.cyberpresse.org/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201002/12/01-948838-lupa-veut-mettre-le-frein-au-dezonage-agricole.php
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